Le cauchemard comme source d'inspiration photographique

Nicolas Bruno est photographe et directeur de studio basé à New York. Sa spécialité ? Reproduire ses cauchemars et les immortaliser en photo. Un travail imaginaire et angoissant.


Il témoigne :

« À la fin de mes années au lycée, mon professeur m’a encouragé à tenir un journal de rêves pour lutter contre mes expériences de paralysie du sommeil. Ce rituel est devenu la base de ce que j’ai commencé à poursuivre dans ma photographie. »

« D’énormes épisodes d’insomnie et de rêves horribles m’ont plongé dans une sombre dépression, mais quand j’ai trouvé un moyen de communiquer mes expériences à travers mes œuvres d’art, mon monde s’est complètement retourné. Trouver ma voix à travers la création de mon imaginaire profondément personnel m’a donné le coup de pouce dont j’avais besoin pour persévérer et grandir en tant qu’artiste. Ces rêves servent de moteur à mes créations. »

« Les cordes décrivent la pression de liaison que je ressens sur ma poitrine et mon visage, alors que les échelles expriment la transition entre les domaines du sommeil et de la conscience. Ces deux domaines sont représentés à travers des corps d’eau trouble. Ces dispositifs évoquent tous des peurs et des tourments de l’esprit humain. Mes photographies me permettent d’exprimer ces idées et de les traduire de façon universelle au spectateur. »

« Je me suis tourné vers l’art pour un remède thérapeutique, plutôt que de chercher des produits pharmaceutiques ou des thérapies coûteuses. Chaque jour qui passe, je suis capable de mieux contrôler ce qui se passe dans mes épisodes et de commencer à comprendre ce qui se passe en eux. »


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